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Classement Doing Business 2020: Le Maroc, 1er au Maghreb et 3ème en Afrique

Créé en 2002 par le groupe de la Banque Mondiale, le classement « Doing Business » classe 190 pays par rapport à leur facilité à faire des affaires. Un classement élevé signifie que l’environnement réglementaire du pays est favorable aux activités commerciales.

« Doing Business » passe en revue douze sujets qui affectent la vie des entreprises : création d’entreprise, permis de construire, accès à l’électricité, titre de propriété, obtention de crédit, protection des actionnaires minoritaires, paiement des impôts, commerce transfrontalier, respect des contrats, traitement de l’insolvabilité, emploi de salariés, contrats avec l’État.

A l’analyse de cette édition 2020, la 17ème édition du genre, rendu publique jeudi dernier à Washington, il en ressort que 115 pays à travers le monde ont mis en œuvre des réformes pour améliorer le climat des affaires et que le royaume du Maroc se hisse au 53ème rang sur 190 pays, soit un bond de sept places par rapport au classement de 2019.

Les dix premiers pays africains les mieux classés dans le rapport sont les Iles Maurice (13e sur 190), le Rwanda (38e), le Maroc (53e), le Kenya (56e), la Tunisie (78e), l’Afrique du Sud (84e), la Zambie (85e), le Botswana (87e), le Togo (97e) et les Seychelles (100e).

Non seulement le Royaume conserve son lead au sein de la région Afrique du Nord ( il est premier au niveau du Maghreb et troisième en Afrique) mais il accède au troisième rang dans la région MENA, derrière les Emirats arabes unis qui occupent le 16e rang mondial et Bahreïn qui truste la 43e place.

Mieux, le Maroc entend développer une vision stratégique pluriannuelle pour l’amélioration de l’environnement des affaires qui lui permettra de figurer, à l’horizon 2021, dans le top 50 de ce classement.

Pour en revenir à ce bond considérable du Maroc dans le prestigieux classement de la Banque mondiale, considéré comme la référence sur l’environnement des affaires, il convient de souligner que le royaume s’est amélioré dans six indicateurs.

Il s’agit de la gestion et délivrance des permis de construire avec une nouvelle version de la plate-forme électronique pour la gestion numérique des permis de construire (il est 16ème au rang mondial), l’accès à l’électricité avec une meilleure connectivité du réseau électrique (34e au niveau mondial contre 59e l’année dernière), ou encore la réduction du taux de l’impôt sur les entreprises en adoptant un système progressif d’imposition des sociétés, qui a permis au Maroc d’atteindre le 24ème rang mondial de l’indice de performance fiscale.

« Le score positif du Maroc dans ce nouveau classement mondial est dû à l’adoption d’une série d’importantes mesures et réformes liées aux affaires et aux activités des entreprises marocaines », indiquera un communiqué le Département du Chef du gouvernement.

Il est vrai que les réformes de la loi N° 17.95 relative aux sociétés anonymes et de la loi N° 5.96 sur la société en nom collectif, la société en commandite simple, la société en commandite par actions, la société à responsabilité limitée et la société en participation, figuraient parmi les réformes importantes entrées en vigueur au cours de l’année.

Ces réforme ont permis de renforcer la protection des investisseurs minoritaires et d’établir le principe de transparence et de bonne gouvernance fondé sur les normes internationales dans ce domaine.

Mais il faut reconnaitre que c’est le capital de stabilité qui a permis au Maroc de prospérer  et de réaliser de telles réussites sous l’impulsion du Roi Mohammed VI, qui, encore dans son dernier discours, insistait sur la problématique du financement de l’entreprise, comme il appelait hier à des politiques économiques à visage humain, au fort contenu social et plus respectueuses de l’environnement et des équilibres écologiques.

De même ces performances du royaume résultent de la politique d’investissement volontariste menée par Sa Majesté transformant le Maroc en véritable territoire d’opportunités business.

Elles résultent aussi d’une amélioration profonde de la gouvernance publique et de la lutte contre les différentes formes de prévarication, sans compter d’autres séries de réformes retenues par la Banque Mondiale comme la mise en place d’un système automatisé pour l’attribution des affaires aux juges et la publication de rapports sur la performance des tribunaux, ce qui a facilité l’exécution des contrats et a permis au Maroc d’atteindre le 60ème rang mondial ou encore la réduction du taux de l’impôt sur les entreprises en adoptant un système progressif d’imposition des sociétés, qui a permis au Maroc d’atteindre le 24ème rang mondial de l’indice de performance fiscale..

Autant dire qu’avec de tels résultats, le Maroc a pris une longueur d’avance vers la réalisation de l’objectif fixé par le programme gouvernemental visant à faire intégrer le pays parmi les 50 meilleurs économies du monde en matière d’amélioration du climat des affaires d’ici à 2021.

source:ani

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