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Des féministes mauritaniennes : « nous voulons être protégées et la loi sur le genre n’est pas la meilleurs solution »

Des activistes féminines mauritaniennes ont dénoncé ce jeudi la décision du gouvernement mauritanien de retirer la loi sur la violence contre le genre rejetée par la commission par la commission d’orientation islamique de l’assemblée nationale, exigeant leur protection contre le harcèlement et la violence.

Ces femmes avaient manifesté devant l’assemblée nationale pour demander l’élaboration d’une législation les protégeant après le rejet, pour la deuxième fois par l’assemblée nationale de la loi incriminant la violence contre le genre ;

Dans une déclaration faite à Sahara Medias, l’activiste Bintou Bokoum a dit que la femme mauritanienne court un danger programmé et qu’elle est systématiquement harcelée dans toutes les institutions et les administrations.

Bokoum a accusé le gouvernement mauritanien de trainer dans l’adoption de lois protégeant la femme ajoutant que la loi contre la violence contre le genre n’est pas la meilleure pour protéger la femme et que les femmes continueraient leur lutte jusqu’à ce qu’elles soient totalement protégées.

Pour sa part, une autre activiste Souma Mohamed El Weli a dit que le but de ce sit-in est d’exiger une loi qui protège la femme contre la violence ajoutant elle aussi que la loi contre la violence faite au genre n’était pas la meilleure, rappelant aux députés leur rôle dans l’adoption des lois protégeant les citoyens.

Cette loi controversée retirée cette semaine par le gouvernement, avait déjà été présentée à l’ancien parlement qui avait demandé au gouvernement des éclaircissements sur au moins sept articles de la loi, considérés contraires à la religion musulmane dont notamment l’article 19 relatif à la pratique des libertés générales.

 

 

 

 

 

 

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