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Le président du parti Tewassoul critique à l’endroit du pouvoir

Le président du parti Tewassoul (opposition) Mohamed Mahmoud O. Sidi a vertement critiqué vendredi le pouvoir du président Mohamed O. Cheikh Ghazouani qui « n’a apporté aucun changement lors de ses 100 premiers jours au pouvoir ».

Le président de Tewassoul qui s’exprimait à l’ouverture de la session ordinaire du conseil de la Choura du parti, la première pour 2020 « qu’aucun changement sérieux n’est intervenu dans les domaines prioritaires pourtant nombreux le pays après que le pouvoir actuel ait écoulé 10% de son mandat.

Il a critiqué la hausse des prix, le gel des salaires, l’absence de mesures préventives pour faire face à la sécheresse, la situation sécuritaire dégradée dans les villes, notamment à Nouakchott.

Selon O. Sidi aucune action n’a été entreprise pour faire la lumière sur la gabegie de la dernière décennie et ses responsables n’ont pas été inquiétés malgré les rapports et les documents compromettants qui ont été dévoilés, saluant cependant la création de la commission d’enquête parlementaire au niveau de l’assemblée nationale.

Le président du parti de l’opposition a critiqué l’absence d’une volonté d’entreprendre une concertation inclusive, qualifiant les rencontres du président avec certains responsables de l’opposition de rencontres plutôt proches des relations publiques, ajoutant que les dossiers politiques essentiels demeurent suspendus avec leurs déséquilibres et leurs disparités.

Il évoque dans ce domaine l’absence d’une concertation élargie sur la révision de la liste électorale, la résolution des problèmes récurrents au niveau de l’état civil, la reconstitution de la commission électorale nationale indépendante et la haute autorité de l’audiovisuel.

Ould Sidi souligne par ailleurs le non-respect par le président de la république des délais impartis à la concertation avec le chef de l’opposition démocratique, ce qui consacre, selon lui, « la consécration d’une ancienne pratique à l’endroit des institutions républicaines ».

Le président du parti d’opposition, le plus représenté au sein du parlement a cependant salué certaines étapes qui méritent de l’être, comme par exemple l’ouverture, même limitée vis-à-vis du paysage politique, la prise de certaines étapes qui traduisent une volonté de réformé dans des secteurs dynamiques dont la plus importante est celle de la santé.

Ces mesures saluées par l’opposition, estime le président du parti Tewassoul, « ont créé une opportunité pour trouver un climat approprié au lancement d’un dialogue national, que nous avons considéré et que nous continuons à considérer comme indispensable à l’état actuel, pour sortir le pays de la crise. »

Il a déploré l’absence de volonté du pouvoir d’ouvrir un dialogue ce qui est « de nature à faire perdre une occasion précieuse pour une entente que mérite la Mauritanie et dont elle en a grandement besoin. »

A son arrivée au pouvoir le président Ghazouani a dit qu’il ne voyait pas la nécessité d’organiser un dialogue mais qu’il était ouvert à une concertation avec tous les acteurs politiques, recevant du coup tous les dirigeants de l’opposition qui continuaient à réclamer un dialogue national.

 

 

 

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