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Mali : des milliers de personnes dans la rue pour demander la démission du président IBK

Des dizaines de milliers de maliens sont sortis vendredi dans les rues de la capitale, Bamako, pour demander au président Ibrahim Boubacar Keita de démissionner, alors que ce dernier avait fait certaines concessions en demandant aux manifestants de se mettre autour de la table pour négocier, afin d’éviter d’accentuer davantage les crises sécuritaire, sanitaire et économique que vit le pays.

Seulement il semble que ceux qui sont à la tête de ce mouvement de contestation ne soient pas disposés à négocier avec une seule exigence : « la démission du président ».

Ce mouvement de contestation est dirigé par la coordination du 5 juin qui regroupe des religieux, des institutions de la société civile et des mouvements politiques en plus de l’alliance des forces nationales (opposition).

Bien que le mouvement revêt un caractère politique, il n’en demeure pas moins que sa direction est l’apanage des imams notamment l’ancien président du haut conseil islamique Mahmoud Dicko, considéré l’une des personnalités les plus influentes au Mali en plus d’autres imams dont Oumar Diarra, celui qui dirige la prière du vendredi dans la place de l’indépendance.

Devenu l’icône du mouvement de protestation, Dicko s’est exprimé devant les manifestants sur la place de l’indépendance et formulé une seule demande sans concession aucune, la démission du président, appelant même certains manifestants à se rendre au palais présidentiel pour récupérer la démission du chef de l’état.

L’Imam Dicko avait donné vendredi dernier quelques heures au président malien pour présenter sa démission et à la fin de son ultimatum des heurts ont opposés de jeunes manifestants aux forces de l’ordre dans le quartier populaire où réside le président.

Il est évident que le président malien n’a pas l’intention de démissionner, lui qui avait été élu en 2018 pour un deuxième mandat qui s’achève en 2023, au terme d’élections largement critiquées par l’opposition.

Face à des crises concomitantes, le président malien a voulu utiliser les cartes en main en annonçant entre autres propositions la formation d’un gouvernement d’union nationale afin de consolider la concertation, l’application des résultats du dialogue national inclusif tenu il y a un mois en plus de la main tendue à l’opposition pour un dialogue avec les manifestants, lors d’un discours prononcé il y a quelques jours.

Dans son discours, le président IBK avait dit qu’il se devait de déployer tous ses efforts pour éviter d’ajouter une crise politique aux crises sécuritaire, sanitaire et économique que vit le pays, ajoutant que son rôle était d’anticiper les faits afin d’éviter des affrontements violents qui ne satisferont personne.

C’est pour cela a encore dit le président Keita que j’appelle à un dialogue.

Ces appels du chef de l’état malien semblent être tombés dans les oreilles d’un sourd, l’opposition l’accusant de tenter de perdre le temps et de vouloir la faire supporter la responsabilité des crises latentes nées de sa gestion catastrophique du pays.

Pendant ce temps une délégation ministérielle de la communauté économique des états de l’Afrique de l’ouest tenait des réunions avec les différentes parties de la crise malienne au cours des deux derniers jours.

Cette délégation, dans un communiqué publié vendredi insistait sur la nécessité d’œuvrer au rétablissement de la confiance entre les deux camps afin d’éviter le recours à la violence pour résoudre la crise.

Cette délégation présidée par le ministre nigérien des affaires étrangères a annoncé avoir bénéficié pendant son séjour au Mali de l’appui de l’émissaire de l’union africaine au Mali et au Sahel Pierre Buyoya et le représentant personnel du secrétaire général des nations unies Mohamed Saleh Nazif.

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