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Mauritanie : décès d’une militante de la première heure…

On a annoncé ce samedi à Nouakchott le décès de l’ancienne ministre et activiste des droits de l’homme, Aïssata Kane, à l’âge de 81 ans, consacré à sa grande majorité à la défense des droits de l’homme et à l’action politique en Mauritanie et dans la sous-région.

La défunte a été la première femme à occuper un poste ministériel en 1975, celui des affaires sociales et de la famille, poste qu’elle avait occupé jusqu’au coup d’état contre le premier président mauritanien, Mokhtar O. Daddah en 1978.

Aïssata Kane est née en 1938 à Dar El Barka, wilaya du Brakna et son père était un notable et faisait partie des personnalités influentes de la région.

Elle a été l’une des premières femmes mauritaniennes, si elle n’a pas été la première, à s’orienter vers l’enseignement moderne naguère encadré par les autorités coloniales françaises.

Elle est entrée à l’école de la ville de Saint-Louis du Sénégal les années 50, et en 1957 elle avait constitué un groupe de recherche avec pour objectif l’encouragement des filles à l’accès à l’éducation et à lutter pour les droits de la femme à l’enseignement.

Elle a dû, pour cela, faire face à des contraintes imposées par les autorités traditionnelles au Sénégal et en Mauritanie.

Après avoir obtenu son baccalauréat, elle s’est vue attribuée une bourse d’études à l’université privée de Bruxelles, que des contraintes familiales ont obligé à quitter avant la fin de ses études.

Au début des années 60, elle exercera la fonction d’enseignante et contribuera grandement à la création de « l’union nationale des femmes mauritaniennes », un rôle qu’elle élargira par la suite en participant en 1962 au premier congrès de la femme africaine.

La défunte avait pris part à plusieurs conférences et congrès continentaux et internationaux, tous réservés aux droits de la femme.

Elle entretenait d’étroites relations avec l’ancienne première dame, Marième Daddah, ce qui l’avait amené à jouer un rôle important au sein du parti du peuple mauritanien, le seul parti à l’époque.

En 1966, la défunte, particulièrement douée, éloquente et grande oratrice, sera élue membre du conseil exécutif du parti du peuple mauritanien avant de faire son entrée au gouvernement en 1975.

Elle a été conseillère au sein des nations unies pour les questions de la femme et des droits de l’homme.

 

 

 

 

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