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Mauritanie : l’accord de cession de la mine de F’Dérick remis en cause

La société nationale industrielle et minière (SNIM), à l’issue d’une réunion tenue jeudi par des responsables de la société, a considéré nul l’accord de vente de la mine de F’Dérick qui avait été à l’origine d’une grande controverse à cause du flou qui l’avait entouré.

La SNIM avait signé un accord avec la société australienne BCM qui accordait à celle-ci les droits d’exploiter la mine de F’Dérick, une ancienne mine exploitée déjà en 1963 par la MIFERMA et par la SNIM jusqu’à 1983.

Selon le correspondant de Sahara Media à Zouerate où s’est tenue la réunion, les participants à cette rencontre ont examiné les nouvelles données relatives à cette mine et sont convenus de la nullité de l’acte de cession à la société australienne.

La rencontre a recommandé l’établissement d’un rapport détaillé avant la fin du mois de novembre prochain sur la mine qui tienne compte des données techniques de la mine.

Le rapport comportera des données relatives aux moyens nécessaires pour l’exploitation de la mine, relativement aux infrastructures, les équipements et les ressources humaines pour sa future exploitation par la SNIM.

A cette réunion ont assisté la direction déléguée pour les recherches, le développement et la modernisation de la SNIM, la direction des études et des techniques de la société en plus du département de la recherche géologique.

La mine de F’Dérick est considérée par les experts comme riche avec un fer d’une teneur dépassant les 60%, une teneur particulièrement importante.

Selon les informations obtenues par le correspondant de Sahara Media la MIFERMA s’était beaucoup appuyée sur cette mine du surface qui sera fermée par la suite quand son exploitation s’était compliquée à cause de la profondeur de la mine.

En 2006 la SNIM avait procédé, pendant plus de 6 ans, à des analyses et des opérations de prospections dans la mine fermée, qui ont révélé une réserve importante estimée à 40 millions de tonnes et un minerais d’une teneur de 56 à 63%, en plus d’une autre réserve de 24 millions de tonnes à proximité de la mine.

La SNIM a été contrainte de renoncer à l’exploitation de cette mine dont le coût serait de 200 millions de dollars, dont une grande partie sera consacrée au déblaiement de la mine en enlevant des millions de déchets et des pierres stériles.

 

 

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