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Togo : crise politique et démission du gouvernement

Le premier ministre togolais Sillom Klassou a présenté hier vendredi sa démission et celle de son gouvernement au président Faure Gnassingbé qui lui a demandé de continuer à gérer les affaires en attendant la désignation d’un nouveau gouvernement.

Cette démission intervient après l’annonce des résultats des élections législatives du 20 décembre dernier, la constitution du pays prévoyant la démission du gouvernement dès l’élection d’une nouvelle chambre parlementaire dans le pays.

A l’issue de ces élections le parti au pouvoir, l’union pour la république, avait obtenu une majorité écrasante, 59 sièges sur les 91 que compte la chambre.

Ces conditions se sont déroulées dans des conditions exceptionnelles caractérisées par une crise politique aigue qui avait amené certains partis politiques du pays à boycotter ces élections mettant en cause les dispositions dans lesquelles elles ont été préparées.

Le Togo vit depuis plus d’un an au rythme de manifestations hostiles au pouvoir organisées par une coalition politique qui compte 14 partis politiques de l’opposition ayant boycotté les élections législatives et absents désormais du parlement qu’ils considèrent illégal.

Seulement les observateurs de l’union africaine et ceux de la communauté économique des états de l’Afrique de l’ouest avaient affirmé que les élections ont été « libres, transparentes et honnêtes » et félicité le gouvernement et les autorités du pays pour la réussite de l’organisation des élections.

Faure Gnassingbé dirige le Togo depuis le décès de son père en 2005, Gnassingbé Eyadéma, général de l’armée togolaise qui a dirigé le pays pendant 38 ans.

A la mort de celui-ci le pays s’est dans un climat d’instabilité et de violences.

 

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